Deutsch, Xavier


Oeuvres

Biographie

Xavier Deutsch est un écrivain francophone belge né à Louvain le 9 février 1965.

Xavier Deutsch

photo Sabine Baudson

En janvier 1989, il publie son premier roman: La nuit dans les yeux, chez Gallimard. Il a reçu divers prix littéraires comme le prix Maeterlinck pour Les garçons en 1990, le prix Victor Rossel le 4 décembre 2002 pour son roman La belle étoile.
Il écrivit également un petit livre illustré expliquant aux plus jeunes la guerre en Yougoslavie de 1991.

Ecrivain engagé (en 2003 il s’est présenté aux élections fédérales sur la liste Ecolo pour le sénat), le 29 août 2012 Xavier Deutsch cosigne une carte blanche dans La Libre Belgique intitulée «Michelle Martin, vous n’êtes pas seule», dans laquelle il souligne, à propos de la libération anticipée de Michelle Martin, ex-épouse et complice de Marc Dutroux, que:

«la justice doit s’exercer de manière impartiale, à l’abri de toute pression».

Amoureux des choses vraies, Xavier Deutsch fait sur son site l’inventaire de ce qu’il aime:

« J’aime la vraie vie. J’aime la lenteur et le silence. J’aime allumer un feu dans ma cheminée avec deux allumettes, pas de papier, une poignée de brindilles et du petit bois, ou trois braises du feu de la veille, rien de plus.
J’aime ce qui est réel, et pas virtuel. J’aime avoir mes amis dans un bistrot, pas sur Facebook. J’aime lire un livre en papier, pas sur l’écran d’un iPad. (Ouille, on comprend pourquoi seul un de ses livres est disponible en format numérique! 😉 Note d’eBookB) J’aime avoir froid en hiver, chaud en été, je n’aime pas la clim. Je retrouve ma route sur une carte ou à l’instinct, je n’ai pas de GPS. Et je préfère avoir des oiseaux dans mon jardin plutôt que sur la sonnerie de mon gsm.
J’aime les arbres, les oiseaux, les cartes de géographie, le feu, les pommes, le whisky d’Ecosse et d’Irlande.
J’aime bien mon pays. Et le Standard de Liège.
L’Yonne et la basilique de Vézelay.
J’aime ma femme. »

A propos de ses romans, et de la littérature en général, il explique aussi que:

« Exprimer ses idées, c’est très bien: mais cela se passe ailleurs. Un auteur qui veut exprimer ses pensées peut le faire en écrivant un article de journal, un traité de psychologie, un manuel d’histoire. Un auteur qui veut exprimer ses émotions n’a qu’à écrire une lettre à sa femme. Mais pas un roman. Lorsqu’un auteur exprime quelque chose, il se met en-dehors de la littérature. »

A la question: « Pouvez-vous expliquer tel passage du roman qu’on n’a pas bien compris? Ou son titre? », sa réponse est encore plus désarçonnante:

« Non. C’est une chose impossible. […] J’ai bel et bien écrit chacun de mes romans, mais cela ne signifie pas que je les connaisse, que j’en détienne la signification, la vérité. Je ne suis pas comme ces auteurs qui, ayant soumis leur roman à leur volonté, à leur pensée, à leur intention, sont capables de tout expliquer.

Mes romans sont, pour moi, comparables à des enfants que j’aurais mis au monde, ils sont donc mystérieux à mes yeux. Ils possèdent des secrets, des ombres, et des significations multiples. »

Oeuvres

Une belle histoire d’amour qui finit bien

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« Mieux que retrouvés, nous nous étions reconnus: à la façon de ces particuliers qui se rencontrent autour d’une lecture de poèmes japonais, ou lors de la réunion de la section locale d’un parti de gauche, et qui s’exclament « Comment! Toi, ici? », nous venions de comprendre qu’une passion commune pour le XVIIIe siècle nous liait plus fondamentalement que nos années de lycée passées à fatiguer les mêmes professeurs. Par « le XVIIIe siècle », j’entends: une ferveur émue, un enthousiasme, un élan de nos âmes vers ce que la vie peut comporter de vibrant, aussitôt que l’on s’en donne la possibilité. Un amour du jeu, une passion de la griserie, un attachement à la volupté. Tous trois, bien qu’à des titres divers et selon des modalités très variables, nous aimions provoquer ce qu’Achille nommait des étincelles, Zoé des papillons, et que pour ma part je me contentais de savourer sans y appliquer aucune appellation ».
Paul est architecte, Achille un jeune rentier et Zoé une étudiante en lettres qui aime poser nue pour des artistes. Soudés par une amitié indéfectible depuis le lycée, ils sont animés d’une fascination commune pour des jeux libertins qui ne vont pas être sans danger pour eux. Un court roman tout à la fois sensuel et élégant par un des auteurs belges les plus talentueux de sa génération.

 

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